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Une narration paysagère des traditions congolaises

 

Léonard Pongo est né en Belgique en 1988 d’un père congolais et d’une mère belge. Après des études européennes à Maastricht et un bref passage par une école de photographie bruxelloise, il se confronte à 23 ans pour la première fois au pays paternel, tant fantasmé et tant aimé. Depuis, il n’a eu de cesse d’y retourner passant du temps en famille et se confrontant avec une multitude de réalités locales. Son premier projet d’envergure The Uncanny prend naissance à partir des frustrations liées à l’approche photojournalistique, la complexité d’une société aux codes encore inconnus et d’une envie marquée de nouer un contact intime avec ses sujets. Seules ses perceptions émotionnelles directes subsisteront dans cette série photographique hors de tout cadre documentaire représentatif.

Avec une nouvelle série développée depuis 2018, Léonard Pongo puise à la source même des traditions séculaires patinées de son histoire familiale et travaille ses images comme une matière vivante et plastique sur laquelle s’imposent des flous et des couleurs faussées et psychédéliques. Bienvenue dans Primordial Earth ! L’origine du projet est une exploration du territoire et une tentative de s’y lier en faisant lien avec les traditions. La couleur y prend d’emblée une place prépondérante en devenant un élément de langage en tant que tel. Léonard Pongo commence en effet à utiliser de manière expérimentale et intuitive des techniques photographiques scientifiques qui permettent de révéler une partie du spectre lumineux invisible au moment de la prise de vue. Il crée ainsi un environnement esthétisé dans de larges panoramas: l’homme est en survie dans un environnement qui lui est devenu hostile.

“Sans Titre”/”Untitled” de la série “Primordial Earth” 2018 – technique: photographie, copyright: Léonard Pongo, 2020

Dans les religions traditionnelles africaines, la spiritualité s’incarne non dans des monuments mais dans un paysage marqué aux yeux des initiés et invisible aux yeux du profane, en effet telle forêt sacrée, tels iroko ou baobab (des arbres à croissance lente connus pour leur longévité) où sont enterrés les fondateurs des lignages, tel carrefour, tel monticule sont les incarnations des croyances et du culte rendu aux ancêtres[1]. Le paysage africain porte donc en lui-même la spiritualité de ses habitants. Les photographies de Primordial Earth sont imprégnées de cette grande force mystique et futuriste : des pierres semblent flotter, le brouillard augure de grands mystères à venir, un homme seul fait figure de survivant dans un univers devenu plus hostile que jamais, des enfants semblables à des aventuriers écartent des grandes feuilles d’arbres…Ces images sont de multiples tentatives de réappropriation de ce puissant imaginaire du paysage congolais qui a été maintes fois détourné au profit de clichés paternalisants et misérabilistes. Bien que Léonard Pongo ne se revendique pas complètement d’une création d’anticipation, cette série se situe malgré tout par son esthétique dans des courants créatifs dans lesquels la science-fiction et les visions futuristes du continent africain prennent une nouvelle ampleur et se confrontent aux événements actuels[2]. Faire appel à la science-fiction, c’est aussi une manière détournée de se libérer d’une histoire écrite par les anciens colons. Tout devient possible dans le futur. En effet, Léonard Pongo nous emmène dans un univers déroutant tant les images semblent dignes des meilleures scénarios d’anticipation[3]. En usant de techniques photographiques issues de l’astrophotographie[4], de la science et de la criminologie pour servir son propos, le photographe crée des incidents techniques : flou, manque d’acuité visuelle, végétation décolorée faussement verte et jaunâtre, couleurs psychédéliques, bien différentes de notre perception propre et qui servent son détournement d’une objectivité naturaliste.

“Sans Titre”/”Untitled” de la série “Primordial Earth” 2019 – technique: photographie, copyright: Léonard Pongo, 2020

Les spectres lumineux utilisés permettent ainsi de déceler et de faire apparaître toute la beauté mystique inscrite dans le territoire même. Pour appréhender au mieux l’esthétique de Primordial earth, plongeons-nous dans les mythes fondateurs africains : à l’origine de l’Univers se trouve le vide qui comprend intrinsèquement l’idée de mouvement et de résurrection. Ce mythe originel s’incarne avec panache dans une image particulièrement forte: dans des tons rougeoyants un cratère bouillonne de lave dans lequel on pourrait voir le sang terrestre, symbolisant la vie et la mort qui ont donné naissance à l’Etre Suprême[5]. Le rouge, cette couleur à jamais ambivalente était autrefois réservée au seul roi, un roi guerrier et destructeur, habité d’une puissance surhumaine[6]. Les photographies de Léonard Pongo de ce paysage rural congolais deviennent sous nos yeux le berceau originel de la vie sur terre, un endroit d’une grande fertilité mais où l’humain doit aussi se battre pour survivre. En effet, la végétation y est follement entrelacée et touffue et  peu cordiale : le vert symbolise la fertilité et la puissance de régénération et le jaune l’éternité et la chair des dieux[7].

“Sans Titre”/”Untitled” de la série “Primordial Earth” 2018 – technique: photographie, copyright: Léonard Pongo, 2020

Ce monde où la nature est animée de sa propre volonté mais inexorablement transformée par la main de l’Homme, nous évoque le terrible désastre écologique et l’horreur humaine de la trilogie de  MaddAddam de Margaret Atwood, oeuvre prisée par le photographe.

“Sans Titre”/”Untitled” de la série “Primordial Earth” 2017 – technique: photographie, copyright: Léonard Pongo, 2020

“Sans Titre”/”Untitled” de la série “Primordial Earth” 2019 – technique: photographie, copyright: Léonard Pongo, 2020

Mais le leitmotiv de Léonard Pongo serait plutôt ici de mettre en exergue les narrations traditionnelles congolaises comme une sorte de loupe avec laquelle décrypter le monde et la place de l’homme tout en critiquant les approches trop occidentalo-centrées. Le travail du photographe serait par ailleurs un plaidoyer pour une complète valorisation des traditions congolaises : par exemple pourquoi ne pas envisager un meilleur équilibre et une gestion durable des ressources locales qui s’appuierait sur les religions traditionnelles[8]. En effet, Primordial Earth incarne une restitution d’une universalité liée aux récits séculaires et surtout un questionnement de la place de l’homme dans un système dont il n’est qu’une infime partie et non le centre, cette place de l’homme et son action destructrice sur la terre nourricière pouvant trouver une forte résonance à l’heure des pandémies actuelles[9].

 

La cime et l’abysse, et les hauts et les fonds, et la racine unique et le tronc dominateur, variables intégrées à cette étendue, sont des réalités physiques dont la signification avait été projetée par l’esprit humain, lequel interprétait par là les diversités de l’univers . Le haut et le bas, et l’à-peu-près et l’aussi loin, ne seront très bientôt plus et pour nous des cadres appropriés à notre fréquentation du monde.

Edouard Glissant, Une nouvelle région du monde. Esthétique I, éd Gallimard, 2006

 

 

[1]                      Lors de la vague d’évangélisation qui frappa le Congo à partir des années 1880, les missionnaires catholiques belges largement soutenus par l’administration coloniale n’arrivait pas en terrain vierge et les incompréhensions furent nombreuses. Voir René Tabard, Théologie des religions traditionnelles africaines, Recherches de science religieuse, 2008/ 3 Tome 96

[2]      Le livre de l’écrivain Deon Mayer Fever paru en 2016 évoque une pandémie provoquée par la rencontre entre virus animal et virus humain. Cenouveau cornonavirus tuant 95% de la population mondiale. Ou la pionnière du genre aux Etats-Unis, Octavia Estelle Butler (1947-2006),qui créa des héroïnes noires sortant des stéréotypes du genre et qui évoqua dans son livre La Parabole du Semeur en 2024 un pays dirigé par un intégriste qui veut rétablir le grandeur de l’Amérique. Ou encore le fabuleux livre de Léonora Miano Rouge impératrice paru en 2019 : il nous décrit Katiopa, un continent africain presque unifié où les Sinistrés d’une Europe vieillissante ont trouvé refuge. Mais évoquons également le travail d’artistes plasticiens comme : Kapwani Kiwanga, Yinka Shonibare, Kiluanji Kia Henda, Namsa Leuba, Wangechi Mutu ou encore François Knoetze.

[3]                    L’imaginaire de Léonard Pongo reflète les croyances et mythes fondateurs des religions monothéistes de l’Afrique Centrale : on peut lire ses images à l’éclairage de livres comme de celui de Tiarko Fourche et Henri Morlighem, Une Bible Noire, éd les Deux Océans, Paris, 2002

Ainsi, le monde de TOUTES-LES-CHOSES se distincte en quatre grandes places créées par l’Etre Suprême appelé aussi Maweeja Nangila : le ciel du sommet (grande place d’en haut), la terre (grande place d’en bas), la profondeur de la terre (grande place de l’aval côté de la mort) et le village des bananes douces et farineuses (grande place de l’amont de la vie).

[4]                    Discipline de l’astronomie qui consiste à photographier les astres. En 1840, l’anglo-américain John William DRAPER (1811-1882) réalisa une des premières photographies de la Lune.

                        https://www.museedelaphotographie.com/fr/expositions/100-ans-d-astrophotographie/

[5]             La doctrine est fondamentalement monothéiste. Le Créateur, Seigneur des Esprits -MAWEEJA NNANGILA – est éternel, s’étant manifesté seul et par lui-même, il créa le monde.Tiarko Fourche et Henri Morlighem,  Une Bible Noire, éd les Deux Océans, Paris, 2002

[6]                    Oscar Pfouma, L’Harmonie du monde. Anthropologie culturelle des couleurs et des sons en Afrique depuis l’Egypte ancienne. Editions Menaibuc

[7]                    Ibid.

[8]                      François Malan Djah, Religion traditionnelle et gestion durable des ressources floristiques en Côte d’Ivoire : Le cas des Ehotilé, riverains du Parc National des Îles Ehotilé, Vertigo, volume 9, numéro 2, septembre 2009

[9]                    A ce propos, voir l’article de Sonia Shah Contre les pandémies, l’écologie, Le Monde diplomatique, mars 2020

 

 

Estelle Lecaille,  née en 1976, vit en Belgique et au Bénin,  est historienne de l’art, muséologue et curatrice au sein de mòsso à Bruxelles, une plateforme collaborative indépendante des pratiques artistiques contemporaines qui conçoit et soutient des projets internationaux en Europe avec les pays du Sud global. Elle a développé au Bénin le projet d’échanges artistiques dokountin qui signifie là où se trouve la richesse. En 2015, elle a organisé l’exposition Incarnation(s) qui a réuni à la Maison des Cultures de Molenbeek Saint Jean des artistes venus d’horizon divers sur le monde de l’invisible. Elle a été chargée de la coordination éditoriale des livres des photographes Teddy Mazina et Kiripi Katembo en 2015 édités par Africalia. Elle a également collaboré aux magazines IAM, Diptyk, l’Art Même et à la plateforme online Afrique In Visu. Depuis 2016, elle dirige le studio de l’artiste congolais Sammy Baloji à Bruxelles qui produit les oeuvres de l’artiste comme pour la Biennale de Lyon, la Biennale de Dakar et la Documenta à Cassel et à Athènes. Elle a enseigné l’histoire de l’art aux sections préparatoires en art et cinéma à l’école du Plateau 96 à Bruxelles.

Primordial earth de Léonard Pongo

Léonard Pongo was born in Belgium in 1988 to a Congolese father and a Belgian mother. After pursuing European Studies in Maastricht and a brief stint at a Brussels school of photography, at the age of 23, he experienced his first encounter with his father’s country, which he had fantasized about and deeply loved. From then on, he kept going back, spending time with his family while constantly confronting multiple realities of local life. His first major project, The Uncanny was born out of frustrations associated with a photojournalistic approach, the complexity of a society with codes yet unfamiliar to him and a strong desire to create some intimacy with his subjects. What will remain in this series is straightforward, just his emotional perceptions without any specific documentary framework.

With a new series, started in 2018, Leonard Pongo draws on secular traditions bearing the signs of time, from his family’s history and works on his images as if the material was a live or plastic element where blurriness, distorted and psychedelic colors are on display as a dominant feature: Welcome to Primordial Earth! The genesis of this project was to explore the region and attempt to establish a bond while connecting with the traditions. From the start, color occupies a prominent place as it develops into an element of language as such. Actually, Leonard Pongo began to use scientific photographic techniques that reveals part of the light spectrum invisible at the time of shooting, thus, creating an aesthetic experience of the environment by projecting wide panoramas: man in survival mode, in an environment that has become hostile to him.

“Sans Titre”/”Untitled” de la série “Primordial Earth” 2018 – technique: photographie, copyright: Léonard Pongo, 2020

In traditional African religions, spirituality is not embodied in monuments but rather in landmarks invisible to the layman, for instance, this particular sacred forest, this specific iroko or baobab (slow-growing trees known for their longevity) where the founders of lineages are buried, this particular crossroads or this berm, are all incarnations of beliefs and ancestors’ worship . The African landscape therefore carries within itself the spirituality of its inhabitants. The images of Primordial Earth are impregnated with this great mystical and futuristic force: stones appear to be floating, the fog predicts great mysteries to come, a man all alone is seen as a survivor in a universe more hostile than ever before, children like adventurers are pushing away large tree leaves… These images are multiple attempts to reappropriate the powerful Congolese imaginary landscape so often discarded in favor of paternalistic and demeaning clichés.

Although Leonardo Pongo does not lay claim to fully engage in a creative process of anticipation, nonetheless, this series, considering its aesthetic qualities, fall into the category of creative current trends where fiction and futuristic visions of the African continent take on a new dimension and come face to face with current trends. Using science fiction is also a subtle way to free ourselves from a story written by former colonizers. Everything becomes possible in the future. As a matter of fact, Leonardo Pongo takes us into an unsettling universe as images seem worthy of the best scenarios of anticipation . Using photographic techniques from astrophotography, science and criminology to make his point, the photographer creates technical incidents: blurs, lack of visual acuity, discolored vegetation misguidedly green and yellowish, psychedelic colors, totally different from our own perception, allowing him to divert from a naturalistic objectivity.

“Sans Titre”/”Untitled” de la série “Primordial Earth” 2019 – technique: photographie, copyright: Léonard Pongo, 2020

By using light spectra in this manner, it is possible to detect and reveal all the mystical beauty from within the landscape itself. To better understand the aesthetics of Primordial Earth, let us delve into the founding myths: at the origin of the Universe there is the concept of nothingness that intrinsically incorporates the idea of movement and resurrection. This creation myth is embodied with panache in a very powerful image: amid fiery red tones, a crater bubbling with lava where one can see the blood of the earth, symbolizes life and death which led to the Supreme Being’s creation. The color red, forever perceived as ambivalent was once reserved only for the king, a warrior and destructive king, inhabited by superhuman power. Leonardo Pongo’s photographs of this Congolese rural landscape, right before our eyes, become the original cradle of life on earth, a place of great fertility but where humans must also fight to survive. In fact, the dense vegetation is wildly intertwined but not welcoming: green symbolizes fertility and regenerative power and yellow eternity and the flesh of the gods.

“Sans Titre”/”Untitled” de la série “Primordial Earth” 2018 – technique: photographie, copyright: Léonard Pongo, 2020

“Sans Titre”/”Untitled” de la série “Primordial Earth” 2017 – technique: photographie, copyright: Léonard Pongo, 2020

“Sans Titre”/”Untitled” de la série “Primordial Earth” 2019 – technique: photographie, copyright: Léonard Pongo, 2020

Mais le leitmotiv de Léonard Pongo serait plutôt ici de mettre en exergue les narrations traditionnelles congolaises comme une sorte de loupe avec laquelle décrypter le monde et la place de l’homme tout en critiquant les approches trop occidentalo-centrées. Le travail du photographe serait par ailleurs un plaidoyer pour une complète valorisation des traditions congolaises : par exemple pourquoi ne pas envisager un meilleur équilibre et une gestion durable des ressources locales qui s’appuierait sur les religions traditionnelles[8]. En effet, Primordial Earth incarne une restitution d’une universalité liée aux récits séculaires et surtout un questionnement de la place de l’homme dans un système dont il n’est qu’une infime partie et non le centre, cette place de l’homme et son action destructrice sur la terre nourricière pouvant trouver une forte résonance à l’heure des pandémies actuelles[9].

The top and the abyss, and the highs and the lows, and the single root and the dominant trunk, variables integrated into this expanse, are physical realities whose meaning had been projected by the human mind, thus being interpreted as the diversity of the universe. The ups and downs, and the almost and the far away, will soon no longer be and for us appropriate frameworks for experiencing the world.

Edouard Glissant, Une nouvelle région du monde. Esthétique I, éd Gallimard, 2006

[1] Lors de la vague d’évangélisation qui frappa le Congo à partir des années 1880, les missionnaires catholiques belges largement soutenus par l’administration coloniale n’arrivait pas en terrain vierge et les incompréhensions furent nombreuses. Voir René Tabard, Théologie des religions traditionnelles africaines, Recherches de science religieuse, 2008/ 3 Tome 96

[2] Le livre de l’écrivain Deon Mayer Fever paru en 2016 évoque une pandémie provoquée par la rencontre entre virus animal et virus humain. Cenouveau cornonavirus tuant 95% de la population mondiale. Ou la pionnière du genre aux Etats-Unis, Octavia Estelle Butler (1947-2006),qui créa des héroïnes noires sortant des stéréotypes du genre et qui évoqua dans son livre La Parabole du Semeur en 2024 un pays dirigé par un intégriste qui veut rétablir le grandeur de l’Amérique. Ou encore le fabuleux livre de Léonora Miano Rouge impératrice paru en 2019 : il nous décrit Katiopa, un continent africain presque unifié où les Sinistrés d’une Europe vieillissante ont trouvé refuge. Mais évoquons également le travail d’artistes plasticiens comme : Kapwani Kiwanga, Yinka Shonibare, Kiluanji Kia Henda, Namsa Leuba, Wangechi Mutu ou encore François Knoetze.

[3] L’imaginaire de Léonard Pongo reflète les croyances et mythes fondateurs des religions monothéistes de l’Afrique Centrale : on peut lire ses images à l’éclairage de livres comme de celui de Tiarko Fourche et Henri Morlighem, Une Bible Noire, éd les Deux Océans, Paris, 2002

Ainsi, le monde de TOUTES-LES-CHOSES se distincte en quatre grandes places créées par l’Etre Suprême appelé aussi Maweeja Nangila : le ciel du sommet (grande place d’en haut), la terre (grande place d’en bas), la profondeur de la terre (grande place de l’aval côté de la mort) et le village des bananes douces et farineuses (grande place de l’amont de la vie).

[4] Discipline de l’astronomie qui consiste à photographier les astres. En 1840, l’anglo-américain John William DRAPER (1811-1882) réalisa une des premières photographies de la Lune.

https://www.museedelaphotographie.com/fr/expositions/100-ans-d-astrophotographie/

[5] La doctrine est fondamentalement monothéiste. Le Créateur, Seigneur des Esprits -MAWEEJA NNANGILA – est éternel, s’étant manifesté seul et par lui-même, il créa le monde.Tiarko Fourche et Henri Morlighem, Une Bible Noire, éd les Deux Océans, Paris, 2002

[6] Oscar Pfouma, L’Harmonie du monde. Anthropologie culturelle des couleurs et des sons en Afrique depuis l’Egypte ancienne. Editions Menaibuc

[7] Ibid.

[8] François Malan Djah, Religion traditionnelle et gestion durable des ressources floristiques en Côte d’Ivoire : Le cas des Ehotilé, riverains du Parc National des Îles Ehotilé, Vertigo, volume 9, numéro 2, septembre 2009

[9] A ce propos, voir l’article de Sonia Shah Contre les pandémies, l’écologie, Le Monde diplomatique, mars 2020


Estelle Lecaille, Born in 1976, she lives in Belgium and Benin.

Estelle Lecaille is an art historian, museologist and curator at Mòsso, a Brussels-based independent collaborative platform for contemporary creative practices aimed at setting up and supporting international projects in Europe with countries of the Global South. There she organized a cross residencies between artists in Benin, the dokountin project, which means Where the wealth is. In 2015, she organized the Incarnations(s) exhibition which brought together artists from diverse backgrounds around the theme of the invisible, at the Maison des Cultures de Molenbeek Saint Jean. She was responsible for the editorial coordination of the books of photographers Teddy Mazina and Kiripi Katembo, in 2015, published by Africalia. She regularly contributes to publications such as IAM, Diptyk, l’Art Même and the online platform Afrique In Visu. Since 2016, she has been running the studio of Congolese artist Sammy Baloji in Brussels, which produces the artist’s installations for the Lyon Biennale, the Dakar Biennale and the Documenta in Cassel and Athens. She also teaches art history in the art and cinema preparatory sections at the École du Plateau 96 in Brussels.