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Raquel Païewonsky

L’inévitable symbiose créatrice de Quintapata

Bien que nous n’ayons que peu de témoignages officiels au sujet des discussions passées au sein de la communauté artistique dominicaine, il est bien connu que les années 80 furent une époque effervescente de création, de mobilisation et d’accès au marché.

De l’activisme et du désir de connexion nés au sein de la communauté artistique dans son ensemble, surgissent de multiples collectifs qui, bien que dissous depuis, posent les fondations d’un système de circulation pour les générations futures.

Bien que beaucoup de ces artistes ne transcendent pas leur génération au niveau créatif, un groupe réduit d’entre eux, doté d’une impulsion et d’une détermination hors du commun, change le paysage des arts de notre pays et définit des processus qui seront  prédominants dans la décennie suivante.

Dans les années 90, se consolide la présence de l’installation comme médium dans les biennales, les galeries et les musées. Tout d’un coup, il ne s’agit plus seulement de peinture, omniprésente dans les espaces d’exposition des années 80. N’importe quel matériel ou objet peut être le cœur sémantique d’une proposition artistique.

C’est dans ce contexte que je revenais en République Dominicaine après plus de dix ans passés à New York. Durant ce temps, j’avais maintenu des liens étroits avec ma famille et les artistes rencontrés lors de mes visites dans l’île. Immédiatement, je connectais de façon naturelle avec ceux qui, comme moi, venaient d’un processus d’expérimentation et d’exploration de médiums non traditionnels et dont le rapport à leur pratique se construisait depuis la théorie critique.

Les conventions du monde de l’art (et de la vie !) importaient peu à ces artistes et ils étaient une minorité dans notre milieu : naturellement, ils formaient le noyau idéal autour duquel je pouvais me situer à mon retour.

Quintapata with curator - friend Ricardo Ramón Jarne. Buenos Aires, Argentina 2010.

Quintapata with curator – friend Ricardo Ramón Jarne. Buenos Aires, Argentina 2010.

Tony Capellán, Belkis Ramírez, Jorge Pineda et Pascal Meccariello, étaient amis depuis longtemps et avaient déjà parcouru un bon bout de chemin ensemble. À mon retour en 2001, nous pouvions rapidement consolider la relation qui se profilait déjà entre nous lors de la décennie précédente.

Nos rencontres occasionnelles nous emmenaient toujours dans la même direction : nous avions besoin du lien, du soutien, du dialogue et de la force comme communauté. Pendant plusieurs années, nous rêvions de la manière de matérialiser nos désirs et recherches communes et finalement en 2008 nous avons commencé à nous organiser.

Durant un an, nous nous sommes réunis de façon régulière, semaine après semaine, dans un café de la Plaza de la Cultura, pour statuer sur notre destin comme collectif. De ces réunions surgit le nom de Quintapata. Nous avons défini également notre vision, mission et un manifeste qui exprimait nos intentions et annonçait les prochaines étapes.

Quintapata avait faim de rencontres, nous étions fatigués de vivre dans un milieu où nos pratiques étaient perçues comme étranges et sentions le besoin de dialoguer à leur sujet. Il nous fallait sentir que nous ne produisions pas dans le vide, qu’il était possible de créer des dynamiques de connexion et de pensée entre nous et notre communauté. Aussi, nous voulions rompre avec l’isolement de décennies passées à travailler seuls dans nos ateliers.

Nous souhaitions faire des projets curatoriaux communs, trouver des financements pour produire, dialoguer autour de l’œuvre, faire des livres, des conférences, travailler avec d’autres artistes… Nous voulions combler beaucoup des vides identifiés au sein de notre communauté, car nous comprenions que si le maillage de tous ces éléments qui font l’art est incomplet, c’est l’ensemble qui se fragilise et risque de s’effondrer !

Quintapata nous permettait de nous accorder et de définir des mécanismes et des stratégies d’action !

Mais jamais nous n’avions imaginé que peu de temps après avoir abouti à ces conclusions, une porte allait s’ouvrir en grand pour nous : en janvier 2009, le Centre Culturel d’Espagne nous invita à réaliser un projet d’exposition avec Fernando Castro Floréz. C’était parfait et juste à temps ! Nous l’intitulions Mover la Roca

Mover la Roca. CCE Centro Cultural de España. Santo Domingo. 2009

Chaque artiste a produit deux œuvres de grand format avec le soutien de l’institution et nous avons fait un catalogue avec des textes critiques non seulement du commissaire, mais aussi de nombreux critiques et théoriciens invités. Parmi eux, Sara Hermann, María Elena Ditrén et Marianne de Tolentino. Il y eut aussi une série de conférences avec des invités internationaux comme Justo Pastor Mellado, Holly Block et Miguel Ángel Hernández.

Mover la Roca. CCE Centro Cultural de España. Santo Domingo. 2009

Durant l’exposition, à notre grande surprise, nous avons reçu la visite de la Reine Sophie d’Espagne qui était de passage à Saint-Domingue. L’exposition lui avait fait grande impression et elle décida sur le champ de nous proposer une itinérance dans plusieurs CCE (Centres Culturels Espagnols) en Amérique du Sud.

Mover la Roca. CCE Centro Cultural de España. Santo Domingo. 2009

Les années suivantes, nous avons beaucoup voyagé. Le projet fut présenté à Lima, Buenos Aires, Mexico et Miami pendant la foire Art Basel. Toutes ces expériences furent intenses, remplies de rencontres, connexions et opportunités.

Lors de la dernière étape de ce périple, nous avons reçu une invitation inespérée, non seulement parce que celle-ci nous proposait d’exposer pour la, Bienal del Fin del Mundo mais aussi parce que la biennale qui nous invitait proposait que nous réalisions une œuvre en commun ! Pour nous, c’était inimaginable. Nous produisions depuis des décennies de façon individuelle et l’idée de partager avec Quintapata un processus créatif en plus de tout le reste était au-delà de tout ce que nous avions imaginé.

À notre grande surprise, nous avons décidé de relever le défi avec curiosité et enthousiasme. Ici commençait la seconde étape du groupe, dont Tony Capellán ne faisait déjà plus partie, et dont les conditions avaient changé du jour au lendemain.

Les années suivantes, nous avons produit trois projets collectifs : tous des actions qui d’une certaine manière, impliquaient la communauté. Ces projets de création commune avaient un aspect très ludique qui nous a permis de converger vers une nouvelle forme de dialogue entre nous-mêmes et avec notre contexte. Nous établissions un lien avec une nouvelle forme de créer de l’art, avec une nouvelle sémantique.

Quintapata. Malecón Habana, during Habana Biennale, 2012.

Ce processus nous obligea de plus à nous interroger sur notre propre histoire, à questionner notre attitude et proposer de nouveaux paradigmes. Avec ces œuvres, nous avons fait le voyage à la Bienal del Fin del Mundo, la Biennale de La Havane et la Biennale de Venise.

DNA*1. Video work presented at Habana Biennale. 2012

Quintapata comme groupe réussit en un temps record de six années d’existence, à consolider chaque projet qui se présenta, l’emmener à ses ultimes conséquences conceptuelles et esthétiques et les présenter dans des contextes extraordinaires. Cela, aucun d’entre nous n’aurait pu le faire individuellement en un temps si court.

DNA*1. Video work presented at Venice Biennale. 2013

Mais le plus incroyable de toute cette dynamique qui est apparue entre nous tous, a été la foi investie en tout ce que nous avons réalisé, le désir pur de transcender, l’engagement absolu, la relation horizontale et démocratique que nous avons réussi à construire lors de nos jouissives rencontres hebdomadaires et l’intimité qui en est venue à infiltrer la création même !

Pensamiento de Ushuaia*2. Performance Project presented at Bienal del Fin del Mundo, Ushuaia, Argentina. 2011.

Reservas Oro. Project presented at Bienal del Fin del Mundo, Ushuaia, Argentina. 2011.

La fin de Quintapata fut aussi une décision collective. Nous comprenions tous que tout a une fin et que Quintapata était arrivé à son terme.

Bien que tous les membres du groupe ne partagent peut-être plus ce point de vue, nous sommes conscients que l’apport de chacun, tant individuel que collectif, a été fondamental pour l’art de notre région et pour chacun de nous au niveau personnel.

Reflejos. Public art Project. Plaza de España, Zona Colonial, Santo Domingo. 2009

Pour notre part, nous continuons de travailler et de profiter de notre amitié, de notre histoire conjointe et de notre présent empli de possibilités…

Raquel Paiewonsky

Saint Domingue

Novembre 2021

Performance publique Operación Espejos*3. Calle el Conde 2014.

* 1. DNA is the second project created by QUINTAPATA as a collective, it suggests a revision of the rules that govern our everyday life, while reflecting upon the possibilities of art in an environment mediated by a proliferation of discourses.

Repositioning the public as part of the artistic experience, the collective problematizes the relationship between what constitutes us, our personal and social history, and our behavior facing the multiple stimuli we take in everyday.

Thus, QUINTAPATA  is able to place the mundane practice of chewing gum in the realm of collective responsibility, through this action they also attempt to trace the imprint that as a community we leave behind.

Carlos Garrido Castilian

*2.  Pensamiento de Ushuaia. This work addresses ideas of value and exchange, currency and symbolic gesture. In this work, symbolic objects (one dollar bills in the currency of the United States) are covered with additional symbols (drawings or collages) adding layers of additional meaning and complexity. Symbols cover other symbols as they begin to function both in conjunction and alone. The artists created the project thinking about the historic use of barter in the region and hoped to create a new system of exchange that would also take into account the significance of the environment and the fragility of the earth’s atmosphere. This theme came from the larger theme of the biennial, which explored the varied meanings of the term anthropocene, which refers to the marks of humanity on the face of the Earth. The currency, then, functioned as a kind of constant reminder of humankind’s delineation of objects, land, and other commodities according to value. The value of an object, or an art object, has been the constant subject of debate in various artistic circles.

Quintapata: Visual Production and the Social Imaginary

Rocío Aranda-Alvarado

* 3. Operación Espejos. “The gesture of the mirror is taken from a radical political action from 1965 in which the public used mirrors not only as protection from the pilots who were attempting to launch bombs over them, but more importantly as a symbol of resistance. This act is reinscribed in Operación Espejos, in which the public is invited to use the mirrors as a way to call attention to the very surfaces of the modernist buildings of Calle El Conde. The idea is to manipulate the mirror so that the light from the sun strikes the parts of the buildings that are in need of repair, calling attention to the larger audience of people occupying the street.”

Quintapata: Visual Production and the Social Imaginary

Rocío Aranda-Alvarado

Raquel Païewonsky

La inevitable simbiosis creadora de Quintapata.

Aunque tenemos pocos testimonios oficiales de los intríngulis de la comunidad artística dominicana, es bien sabido que los ochentas fue una época explosiva de creación, movilización y mercado.

Hubo una militancia y un deseo de conexión  de la comunidad artística como gremio y de ahí que surgieran múltiples colectividades que aunque se diluyeron, sentaron los cimientos de vinculación para las próximas generaciones.

Aunque muchos de estos artistas no trascendieron su generación a nivel creativo, un reducido grupo de ellos con tremendo ímpetu y determinación cambiaron el panorama de las artes de nuestro país y definieron los procesos que prevalecieron en la siguiente década.

En los noventas se consolidó la presencia de la instalación como medio en las bienales, galerías y museos. De repente ya no era solo la pintura, tan protagónica en los ochentas, que llenaban los espacios de exhibición. Cualquier material u objeto podía ser el centro semántico de una propuesta expositiva.

Con ese escenario prevaleciente regrese a Republica Dominicana luego de una estadía de más de diez años en New York. Durante ese tiempo de ausencia, mantuve vínculos estrechos con mi familia y con los artistas que fui conociendo en mis viajes a la isla. De inmediato hice una conexión natural con aquellos que al igual que yo venían en un proceso de experimentación y rescate de medios no tradicionales y que se vinculaban a sus prácticas desde el pensamientos critico.

Estos artistas, que poco le importaban las convenciones en el arte y mucho menos en la vida eran una minoría en nuestro medio y naturalmente fueron el núcleo idóneo en el cual pude situarme tras mi regreso.

Quintapata with curator - friend Ricardo Ramón Jarne. Buenos Aires, Argentina 2010.

Quintapata with curator – friend Ricardo Ramón Jarne. Buenos Aires, Argentina 2010.

Tony Capellán, Belkis Ramírez, Jorge Pineda y Pascal Meccariello, ya tenían una histórica amistad y mucho terreno recorrido.

Cuando regresé en 2001, pudimos arraigar rápidamente la relación que se venia formando entre nosotros durante la década anterior.

Nuestros encuentros ocasionales siempre nos llevaban en la misma dirección:

– necesitamos vínculo, apoyo, diálogo y fuerza como gremio – Por varios años soñamos con la manera de materializar nuestros deseos y búsquedas comunes y finalmente en el 2008 comenzamos a organizarnos.

Por todo un año nos reunimos rigurosamente,  semana tras semana, en un café dentro de la plaza de la cultura, a ponderar sobre nuestro destino como colectivo. De estas reuniones surgió el nombre Quintapata. También nuestra visión, misión y un manifiesto que expresaba nuestras intenciones y próximos pasos.

Quintapata tenía hambre de conexión, estábamos cansados de vivir en un medio donde nuestras prácticas eran percibidas como raras y necesitamos dialogar sobre esto. Necesitábamos sentir que no producíamos obra hacia el vacío, que si era posible crear dinámicas de diálogo y pensamiento con nuestra comunidad y entre nosotros mismos. Además, que podíamos romper un poco el aislamiento de décadas trabajando en solitario en nuestros propios talleres.

Queríamos hacer proyectos expositivos conjuntos, conseguir financiamiento para la producción, hablar sobre la obra, hacer libros, conferencias, trabajar con otros artistas…queríamos poder llenar muchos de los vacíos que veíamos en nuestra comunidad porque entendíamos que si el entramado del arte está incompleto, nuestro todo se debilita y colapsa!

Quintapata nos permitió alinearnos y definir mecanismos y estrategias de acción!

Pero nunca imaginamos que al poco tiempo de llegar a esas conclusiones una gran puerta se iba a abrir: en Enero del 2009 el Centro Cultural de España nos invito a realizar un proyecto expositivo curado por Fernando Castro Floréz. Fue perfecto y a tiempo! Lo llamamos Mover la Roca.

Mover la Roca. CCE Centro Cultural de España. Santo Domingo. 2009

Cada artista produjo dos obras de gran formato con respaldo de la institución e hicimos un catálogo con textos críticos no sólo del curador sino de varios teóricos y críticos invitados a formar parte del proyecto. Entre ellos Sara Hermann, María Elena Ditrén y Marianne de Tolentino. Además tuvimos una serie de conferencias con invitados internacionales como Justo Pastor Mellado, Holly Block y  Miguel Ángel Hernández.

Mover la Roca. CCE Centro Cultural de España. Santo Domingo. 2009

Durante la exposición, para nuestra sorpresa, recibimos la visita de la Reina Sofía quien estaba de paso en Santo Domingo. La muestra le causó una gran impresión y de inmediato decidió invitarnos a llevarla  itinerante por varios CCE -Centros culturales Españoles – de sur América.

Mover la Roca. CCE Centro Cultural de España. Santo Domingo. 2009

Los próximos dos años estuvimos viajando. Presentamos el proyecto en Lima, Buenos Aires, México DF y en Miami durante la feria Art Basel.

Todas fueron experiencias intensas, llenas de encuentros, conexiones y posibilidades.

En la última parada de este periplo recibimos una invitación inesperada, no solo porque proponía llevarnos a exponer en el Fin del Mundo, sino porque la bienal que nos convocaba, pretendía que como grupo hiciéramos una obra en común!

Para nosotros esto era inimaginable. Todos teníamos décadas de producción en sólo y la idea de compartir con Quintapata el proceso creativo encima de todo lo demás era mucho mas de lo que habíamos anticipado.

Para nuestra propia sorpresa decidimos asumir el reto con curiosidad y entusiasmo. Aquí inicio la segunda etapa del grupo en la que ya Tony Capellán no era parte y donde nuestro rumbo cambio sin proponérnoslo.

En los próximos años produjimos tres proyectos colectivos; todos acciones que de alguna manera involucraron a la comunidad. Estos proyectos de creación conjunta tenían una cualidad muy lúdica que nos permitió converger en una nueva forma de dialogar con nuestro entorno y con nosotros mismos. Conectamos con una nueva forma de hacer arte, con una nueva semántica.

Quintapata. Malecón Habana, during Habana Biennale, 2012.

Estos procesos nos obligaron además a investigar sobre nuestra historia, a cuestionar actitudes y proponer nuevos paradigmas.

Con estas piezas viajamos a La Bienal del Fin del Mundo, La Bienal de La Habana y La Bienal de Venecia.

DNA*1. Video work presented at Habana Biennale. 2012

Quintapata como grupo logró en un tiempo récord de seis años de existencia consolidar cada proyecto que se planteó, llevarlo a las últimas consecuencias conceptuales y estéticas y presentarlos en escenarios espléndidos. Esto ninguno de nosotros logró hacerlo de forma individual en tan corto tiempo.

DNA*1. Video work presented at Venice Biennale. 2013

Pero lo más increíble de esta particular dinámica que se dió entre nosotros fue la fé que tuvimos en todo lo que hacíamos, el puro deseo de trascender, la dedicación absoluta, la relación horizontal y democrática que logramos en nuestros deliciosos encuentros semanales y ese espacio de intimidad que llegó a arropar hasta la creación misma!

Pensamiento de Ushuaia*2. Performance Project presented at Bienal del Fin del Mundo, Ushuaia, Argentina. 2011.

Reservas Oro. Project presented at Bienal del Fin del Mundo, Ushuaia, Argentina. 2011.

El final de Quintapata fue una decisión colectiva también. Todos entendimos a cabalidad que todo tiene su final y que Quintapata ya había corrido su curso.

Aunque ya no todos los ex miembros del grupo están con nosotros en este plano, entendemos que su legado tanto individual como colectivo ha sido fundamental para el arte de nuestra región y para cada uno de nosotros a nivel personal.

Reflejos. Public art Project. Plaza de España, Zona Colonial, Santo Domingo. 2009

Los demás seguimos trabajando y disfrutando de nuestra amistad, nuestra historia conjunta y nuestro presente lleno de posibilidades…

Raquel Paiewonsky

Santo Domingo

Noviembre 2021

Performance publique Operación Espejos*3. Calle el Conde 2014.

* 1. DNA is the second project created by QUINTAPATA as a collective, it suggests a revision of the rules that govern our everyday life, while reflecting upon the possibilities of art in an environment mediated by a proliferation of discourses.

Repositioning the public as part of the artistic experience, the collective problematizes the relationship between what constitutes us, our personal and social history, and our behavior facing the multiple stimuli we take in everyday.

Thus, QUINTAPATA  is able to place the mundane practice of chewing gum in the realm of collective responsibility, through this action they also attempt to trace the imprint that as a community we leave behind.

Carlos Garrido Castilian

*2.  Pensamiento de Ushuaia. This work addresses ideas of value and exchange, currency and symbolic gesture. In this work, symbolic objects (one dollar bills in the currency of the United States) are covered with additional symbols (drawings or collages) adding layers of additional meaning and complexity. Symbols cover other symbols as they begin to function both in conjunction and alone. The artists created the project thinking about the historic use of barter in the region and hoped to create a new system of exchange that would also take into account the significance of the environment and the fragility of the earth’s atmosphere. This theme came from the larger theme of the biennial, which explored the varied meanings of the term anthropocene, which refers to the marks of humanity on the face of the Earth. The currency, then, functioned as a kind of constant reminder of humankind’s delineation of objects, land, and other commodities according to value. The value of an object, or an art object, has been the constant subject of debate in various artistic circles.

Rocío Aranda-Alvarado – Quintapata: Visual Production and the Social Imaginary

* 3. Operación Espejos. “The gesture of the mirror is taken from a radical political action from 1965 in which the public used mirrors not only as protection from the pilots who were attempting to launch bombs over them, but more importantly as a symbol of resistance. This act is reinscribed in Operación Espejos, in which the public is invited to use the mirrors as a way to call attention to the very surfaces of the modernist buildings of Calle El Conde. The idea is to manipulate the mirror so that the light from the sun strikes the parts of the buildings that are in need of repair, calling attention to the larger audience of people occupying the street.”

Rocío Aranda-Alvarado – Quintapata: Visual Production and the Social Imaginary